Ce soir, après le spectacle, meilleure bière à vie.
Et nuit de sommeil la plus méritée du monde.

Rencontre avec Robert Morin

Aujourd’hui, nous avons rencontré Robert Morin, dans notre cours de Culture, cinéma et arts de la scène. Faut dire qu’hier, nous avons vu son dernier bébé, Journal d’un coopérant, et que ledit bébé a choqué nos jeunes yeux, tout en étant réaliste. Crédible. Rentre-dedans, coup de poing.
Et le rencontrer, ça m’a fait flipper. C’est un cinéaste, c’est quelqu’un, et il a travaillé comme il le voulait, il n’en fait qu’à sa tête et se fout de ne pas être aimé, il a soixante ans et nous conseille d’envoyer au diable ceux qui veulent nous diriger, il a longuement hésité avant de trouver sa voie, il a touché à tout ce qu’il pouvait et oulait toucher, il a exploité ses talents et ses limites, il choque pour le plaisir de le faire. Il me donne le goût d’avoir mille projets, de lire encore plus, d’écrire toujours, de me lancer tête première dans tout ce qui m’intéresse. Il m’a fait réaliser que je ne sais toujours pas ce que je fais l’an prochain et plus cet instant approche, impossible à freiner, plus je recule, plus je me braque, plus je redoute.
Et puis, on a tous les deux lu Quatre soldats, de Mingarelli. Et on en avait la même vision.
Je lui ai posé plein de questions. Je me sentais visée par ses mots. Je me sentais concernée.

Je suis encore dans le trouble de mes pensées.

Angoisse des résultats

Le rituel de fin de session s’est enclenché.
J’actualise de façon maniaque la page de mes résultats sur Bleu Manitou, espérant une apparition de mes dernières notes. Je vais virer sur la page environ dix fois par jour, l’espérance au coeur, pour finalement refermer le tout avec une moue de déception. Rien, pas une actualisation, pas un résultat de plus, les mêmes notes que la dernière fois.
C’est long.

All done

J’ai triomphé.
À la Soirée du Mérite Éducatif de mon école, j’ai gagné la bourse remise aux étudiants de mon programme ainsi que LA bourse, celle remise à un étudiant dans l’école ayant de la personnalité, des notes, de l’enthousiasme et qui s’engage. Je pleurais comme une Madeleine de ces deux prix, de ces deux bourses (1300 $ en tout), je tremblais de partout et je trouvais que ma première année en Arts se terminait bien, sur cette note de joie, sur cette note qui semblait me dire « Oui, tu es à ta place ».

Je suis en vacances et je veux déjà recommencer l’école.

Je. Suis. Heureuse.

Ce soir avait lieu le fameux Cinéma à l’italienne, c’est-à-dire le souper spaghetti organisé au profit de notre département pour financer notre voyage à Paris l’an prochain, pour notre intégration de programme. Du spaghetti, des desserts faits par les étudiants et les courts-métrages que nous avons réalisés lors de notre session en Création Vidéo.
Puis-je dire que ce souper a été une réussite ? Un franc succès ? Du gros bonheur ?
Le spaghetti était bon, les desserts variés et délicieux, les films parfaits, plein de gens sont venus nous encourager et voir nos créations, on a reçu de beaux commentaires, la formule spaghetti-cinéma a été apprécié, etc. Ma famille est venue presqu’au complet, il ne manquait que Frère Parfait et Père Parfait, et ils étaient fiers de moi, de mon bonheur qui explose à dix mètres de moi, de mon assurance, de mes rires, de mes amies qui me serrent dans leurs bras juste parce qu’elles m’aiment, des compliments de mes professeurs, de mon amoureux qui me rassure parce que j’appréhende les réactions des gens face à mes courts-métrages… de tout ce qui fait de ma fin de session une fin de session parfaite.

Une magnifique soirée.

Non, je ne suis PAS fatiguée *kof kof*

Y’est temps que la session se termine.
En deux jours, j’ai réussi à me mettre en colère dans mon cours de Chanson et à fondre en larmes dans la salle de montage pour à peu près rien.
La fatigue, ça me tue.

Nous vaincrons

J’ai DÉBLOQUÉ.
Je sais comment écrire ma chanson.

Victoire.