Je finirai seule, dans une vieille maison délabrée à Cannes-de-roches, avec 500 chats et une carabine.
C’est déclaré.

Puisque je me plaignais que le bonheur ne m’inspirait pas, j’ai maintenant tout le matériel qu’il me faut pour écrire. La rupture. L’abandon. Le rejet. Mettre de côté le bonheur pour plonger dans le vide et l’inconnu, pour pleurer plus et encore sentir mon corps se tordre sous les spasmes, le coeur tordu par mes propres décisions. Un jour, je saurai ce qui me pousse à autant craindre l’attachement amoureux, à détruire tout ce que j’aime et ce dans quoi je vis bien. Pourquoi je brûle ma vie à petit feu, à grand brasier, à feu de forêt. Ce que l’inconnu, l’incertitude et des piliers grugés par l’acide m’apportent de plus que de grands bras chauds, doux et tiédis par le temps.
J’ai peur de qui.
De quoi.
Pour qui.
Pour quoi.

J’ai juste envie de me blottir dans mon lit, de dormir longtemps, de pleurer encore plus longtemps. Tout simplement d’oublier. De ne pas penser.
Parce que je laisse le passé pour rien du tout. « J’aime mieux avoir un avenir qui soit laid que pas d’avenir. / Et moi un passé fructueux qu’un avenir fluctuant. »
Il faut croire que je suis dans la deuxième catégorie.
Bien malgré moi.

Je sens que bientôt, je vais envoyer des nouvelles aux différentes revues littéraires.
J’ai assez de larmes pour former des mots.

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