Emploi de rêve

Je travaille dans une librairie.
Et j’aime ça.

Déjà, comme endroit où travailler, c’est carrément à la limite du parfait pour moi, jeune étudiante outrelectrice que je suis. Mais encore ? Je suis entourée de livres, je peux donner un peu de mon expertise aux clients, je peux tâter de la feuille régulièrement, je travaille de jour et pas bien tard le soir, c’est à temps partiel, ça comble les trous de mon horaire de cours très peu chargé et mes collègues de travail sont sympathiques. C’était un peu pour tout cela que j’avais visé cet emploi, en mai dernier, lorsque je suis allée porter mon C.V. là-bas, au seul commerce de tout Gaspé qui avait capté mon attention pour un emploi étudiant. Je suis un peu sélective, mais ça a été un bon choix : ça ne fait qu’une journée que je travaille là et j’aime déjà beaucoup. J’ai quand même rapidement assimilé tout ce qu’on m’a montré, et on m’a quand même appris bien des choses en une journée !, et je me sens d’attaque pour ma deuxième journée, qui se trouve à être demain.
Je sais que ça va m’empêcher d’aller voir l’impro le vendredi soir plus souvent qu’autrement, que je vais être moins disponible, que je vais moins voir mon entourage. Mais j’aime travailler, j’ai toujours adoré cela, surtout en période scolaire : ça m’aide à gérer mon temps et à faire attention à moi, pour ne pas me surmener. En plus, pour une personne n’ayant pas le droit aux prêts et bourses, ça permet d’accumuler un petit pécule qui me sera bien utile pour cette année et l’an prochain.

Spleen.

J’ai un spleen de fin d’été.
C’est la première fois que j’ai ce genre de sentiment. Un moment de désoeuvrement complet. J’ai des devoirs intéressants, des choses à planifier, des amis, un amoureux, des colocataires, mais ça ne me tente pas de faire quoi que ce soit, juste de me coucher et de dormir encore un peu plus, fatiguée ou pas. Le FMBM a été un moment de folie, tout comme mon été au CEPAS, et où j’ai couru comme une dératée, dormant trop peu, mangeant n’importe quoi, mais avec un plaisir fou. Je sais que ma session va finir en course contre la montre, mais pour l’instant, les projets ne font que commencer et je suis encore au ralenti, en train d’attendre que tout se mette en branle pour de bon. J’ai toujours le coeur au bord des lèvres, mais l’estomac serré, les jambes qui fourmillent d’insectes, mais le corps las.
Je n’aime pas particulièrement ce sentiment.

Une journée, UNE

Ça ne fait qu’une demi journée que je suis au festival et je suis déjà fatiguée. Mal au dos, aux pieds, à la tête un peu. Je ne mange presque rien (des gaufres, en grande partie), je bois de l’alcool tout le temps et je suis trop souvent sous le soleil. Je fais du PR sans cesse, je rencontre tout le temps, je me planifie dix choses en même temps, ou peu éloignées les unes des autres.

Qu’est-ce que j’aime ça !

Musique du bout du monde

http://musiqueduboutdumonde.wordpress.com

Ma planque pour les quatre prochains jours, avec quatre autres gais lurons sous ma charge.

Bon retour !

À peine arrivée que j’ai déjà de belles opportunités devant moi !
Pendant mon séjour en Charlevoix, mon directeur de département m’a envoyé un courriel pour me demander si j’étais intéressée à dedevnir blogueuse au compte du Festival Musique du Bout du Monde, festival assez populaire et tout de même connu auquel je n’ai jamais vriament participé. Ce que cela comprenait, comme avantages ? Accès gratuit au site et aux spectacles, bloguer sur des spectacles, rencontrer des artistes, parler à la foule et avoir une expérience de plus. Qui pourrait refuser ? Le fait que ce soit bénévole est en plus encore mieux, vu que je considère que bloguer est un passe-temps utile, voir amusant, plus qu’un travail… et puis, voir des spectacles sans rien payer, c’est déjà beaucoup !

J’ai donc accepté.
Cela veut dire qu’au lieu de vendredi midi, c’est jeudi matin que je vais être à Gaspé, chapeau sur la tête et appareil-photo au cou, prête à rencontrer les gens qui seront mes patrons pour quatre jours et à vivre un festival endiablé. Ce qui veut également dire qu’il me reste deux jours pour trouver tout ce qui me manque pour l’Mécole, aller chez le médecin et la coiffeuse, et que j’ai beau déménager vendredi, mes boîtes ne seront défaites que lundi.

J’ai hâte.

Un mot : FOU.
Tout mon mois en camp de vacances a été totalement fou. Sérieusement, la formation PAM est quelque chose que je ne regrette pas, surtout dans ce camp que j’avais tellement aimé étant jeune et dont je suis actuellement follement amoureuse. Un mois à apprendre, à me surpasser, à me faire… garrocher, littéralement, un paquet d’informations, à vivre avec des jeunes, à vivre une expérience démentielle. La bande était parfaite ; des jeunes de 15 à 17 ans, dont une mince majorité de filles, tous ouverts, allumés et très éloignés des peurs d’immaturité flagrante que j’avais. Je pouvais autant rire de n’importe quoi avec eux qu’avoir des discussions sérieuses, posées, sur des sujets toujours variés. Et que dire de mes formateurs ! Deux jeunes hommes confiants et capables, plus que tout, de nous faire découvrir qui nous sommes et comment exploiter notre potentiel à son maximum -ce qui n’est quand même pas rien.

J’ai tout fait. Des sentiers à n’en plus finir, du tir à l’arc, du water-polo, du soccer sous la pluie, des jeux de ballon, des jeux de bois, de l’escalade, du camping à la belle étoile, de l’interprétation, des feux de camp avec guimauves fondantes, des repas animés et amusants, un stage avec un groupe de jeunes trop adorables. J’ai rit, chanté, dansé, pleuré.

J’ai eu, pendant tout ce mois, le sentiment que j’étais au bon endroit au bon moment.