Angoisse des résultats

Le rituel de fin de session s’est enclenché.
J’actualise de façon maniaque la page de mes résultats sur Bleu Manitou, espérant une apparition de mes dernières notes. Je vais virer sur la page environ dix fois par jour, l’espérance au coeur, pour finalement refermer le tout avec une moue de déception. Rien, pas une actualisation, pas un résultat de plus, les mêmes notes que la dernière fois.
C’est long.

Yay.

J’ai finalement appris à conduire une voiture manuelle, après tant que temps à attendre le bon moment, un temps libre.

Dimanche matin, à 4 h 30 dudit matin. Avec Chéri assez solidement en boisson et insupportable à mes côtés. Dans Gaspé, village des côtes et des panneaux d’arrêts au milieu desdites côtes. Alors que j’étais émotive, susceptible, fatiguée et au volant d’une voiture dont le volant accotait sur mes genoux.

Joie.

All done

J’ai triomphé.
À la Soirée du Mérite Éducatif de mon école, j’ai gagné la bourse remise aux étudiants de mon programme ainsi que LA bourse, celle remise à un étudiant dans l’école ayant de la personnalité, des notes, de l’enthousiasme et qui s’engage. Je pleurais comme une Madeleine de ces deux prix, de ces deux bourses (1300 $ en tout), je tremblais de partout et je trouvais que ma première année en Arts se terminait bien, sur cette note de joie, sur cette note qui semblait me dire « Oui, tu es à ta place ».

Je suis en vacances et je veux déjà recommencer l’école.

Déménagement

Et on fait des boîtes, et on déménage une nouvelle fois, et on va avoir un autre appartement l’an prochain et, en attendant, on s’écorche les mains sur des boîtes, les cuisses sur la voiture et le coeur à enlever toutes les décorations du 49, à voir réapparaître les murs nus et blanchâtres, à devoir quitter ce lieu qui a vu tant de choses.

Je. Suis. Heureuse.

Ce soir avait lieu le fameux Cinéma à l’italienne, c’est-à-dire le souper spaghetti organisé au profit de notre département pour financer notre voyage à Paris l’an prochain, pour notre intégration de programme. Du spaghetti, des desserts faits par les étudiants et les courts-métrages que nous avons réalisés lors de notre session en Création Vidéo.
Puis-je dire que ce souper a été une réussite ? Un franc succès ? Du gros bonheur ?
Le spaghetti était bon, les desserts variés et délicieux, les films parfaits, plein de gens sont venus nous encourager et voir nos créations, on a reçu de beaux commentaires, la formule spaghetti-cinéma a été apprécié, etc. Ma famille est venue presqu’au complet, il ne manquait que Frère Parfait et Père Parfait, et ils étaient fiers de moi, de mon bonheur qui explose à dix mètres de moi, de mon assurance, de mes rires, de mes amies qui me serrent dans leurs bras juste parce qu’elles m’aiment, des compliments de mes professeurs, de mon amoureux qui me rassure parce que j’appréhende les réactions des gens face à mes courts-métrages… de tout ce qui fait de ma fin de session une fin de session parfaite.

Une magnifique soirée.

Un monde sans Canadiens

Non, je n’écoute PAS les Canadiens.
Et ma vie va très bien ainsi, sans hockey, sans pointage qui ne me sert à rien et sans hurlements stridents dans les oreilles.

Non, je ne suis PAS fatiguée *kof kof*

Y’est temps que la session se termine.
En deux jours, j’ai réussi à me mettre en colère dans mon cours de Chanson et à fondre en larmes dans la salle de montage pour à peu près rien.
La fatigue, ça me tue.