Nous vaincrons

J’ai DÉBLOQUÉ.
Je sais comment écrire ma chanson.

Victoire.

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Roadtrip à Petite-Vallée

Cette semaine, dans le cadre de nos cours de Scénographie et de Création vidéo, nous sommes allés au Village en Chanson de Petite-Vallée, histoire de monter et d’assister à une pièce de théâtre d’ombres, ainsi que réaliser un court-métrage de quelques minutes. Nous avons su nos équipes la veille, j’ai écrit le texte avec l’aide de Chéri, j’ai préparé mon sac de voyage le matin même et vers 9 heures, nous sommes partis, toute la bande.
Dans un « minibus » conçu pour quinze personnes, en comptant le conducteur (notre enseignant de Vidéo).

Et là-bas, tout a été parfait.
Le tournage du court-métrage, qui est drôle et réussi. Mlle C. qui joue du piano alors que nous l’accompagnons au chant, la bande du Théâtre à l’Envers, les amusants techniciens de scène, mon enseignante de Scénographie qui riait avec nous, notre coordonateur de programme qui se fait prendre pour un étudiant, nos devoirs inachevés, l’orgie de nourriture. Puis, le soir. Le doublage américain, les cadavres exquis, le « J’ai jamais », quelques bières et beaucoup de rires, les confidences dans des coins sombres, les longues discussions qui n’en finissent plus. Et finalement, le retour, avec ceux qui dorment et ceux qui jouent avec l’enseignant au volant.
Pour aller à notre cours de Chanson deux heures plus tard.

Ce voyage a resserré les liens entre nous. Nous étions une belle bande, avant, nous sommes devenus une petite famille. Quatorze « artistes » entre 17 et 23 ans, 12 filles et 2 gars, des amis et des connaissances. Après, juste une belle famille prête à recommencer ce genre de voyage n’importe quand, à s’endurer pendant deux semaines l’an prochain, qui se supporte et s’emporte, qui respire le bonheur.

J’veux pas que ça finisse.

Se tuer au travail

J’ai encore trouvé le moyen d’attraper la grippe.
J’ai toujours la grippe. « Deux fois par année, six mois chaque fois », comme je dis toujours, les dents serrées. Cette fois, par contre, c’est plutôt vif.
Évidemment, passer la fin de semaine à tourner dans un bunker froid, humide et bourré de champignons, ou encore dans le vent et le soleil, ce n’est pas la meilleure chose à faire. Ne pas beaucoup dormir, mais passer son temps à faire beaucoup (trop) de choses n’est pas non plus une excellente idée. Avoir un léger rhume et se décider à sortir en petite robe et en sandales le soir n’est pas une décision qui améliore la chose.
C’est pour cela que j’ai fait tout cela dans la même fin de semaine.
Hier soir, j’étais plus que misérable. J’avais toujours froid, mon esprit était absent, j’avais mal partout, mes cheveux étaient sales et mes nerfs ont fini par craquer, me laissant en larmes dans les bras de mon copain (qui ne comprenait rien).

Une chance que y’a Chéri pour me faire à souper, me faire des câlins chauds et m’aider.

J’ai hâte que la session se termine.
Vive la vie.

La Belle-famille, l’après-rencontre

I survived.

Allez, sans rire. Beau-Papa et Belle-Maman sont des gens adorables. Lui est un grand monsieur costaud, avec beaucoup de barbe, des histoires à raconter et des yeux malicieux. Elle est une fine dame toute petite, avec de grands yeux et un grand sourire. Des personnes intéressées et intéressantes, impliquées culturellement, cultivées et animées. Chéri avait fait une fricassée de poulet et moi un gâteau éponge, plus une sauce aux pommes -un souper simple, mais bon, avec deux bouteilles de rouge (j’ai décidé de rompre ma trève de l’alcool pour cette excellente cause). Un jean noir, un débardeur jaune soleil et une petite veste pour moi, en plus d’un sourire et d’une conversation.
Je crois avoir fait bonne impression.

Voyons voir si Chéri va avoir des commentaires de la part de sa cellule parentale.

La Belle-famille

Demain, oui oui demain, je vais rencontrer mes beaux-parents.
Chéri les a invités à souper et m’a demandé d’y être ; évidemment, j’ai dit oui. Je me suis également proposée pour faire le dessert, vu qu’il n’y avait pas pensé et que je n’avais pas envie d’avoir l’air d’une pauvresse incapable de se servir de ses deux mains, ou lui d’un fiston mal élevé qui invite à souper sans penser au dessert. Un truc simple, gâteau éponge avec un coulis de fruits.
Mais là, LA question se pose.

Qu’est-ce que je mets ?

Qu’est-ce qui fait jolie et gentille fille sans en faire trop ? Sans faire « j’me suis préparée pour vous » ? Sans faire « j’ai pas eu le temps de me changer après ma journée d’école » ? Qui ne fait pas pitoune, garçonne, négligée, drabe, excentrique ?  Juste normale, quoi. Je sais que je ne dois pas demander à Chéri, il va probablement me dire que je suis jolie peu importe ce que je mets (c’est fou comme il n’est aucunement impartial -sans surprise, cela dit). Je sais que ses parents sont des gens avec une bonne éducation, donc je sais faire en conséquences pour ce qui est de la conversation et des manières, mais pour l’habillement ? Un pantalon propre-mais-pas-chic, un haut joli-mais-pas-trop-décolleté, des bas noirs-franchement, des ballerines euh-mais-depuis-quand-tu-mets-des-souliers-ici-chérie ? Et mes cheveux ? Attachés, libres ?

Ça fait trop de trucs à réfléchir pour ma petite tête.
Je ferais mieux de faire le gâteau et d’y penser demain.

Été avant le temps

J’ai enfin pu mettre une de mes jolies robes d’été sans collants, une robe de lin gris, légère, avec un mince jupon de satin blanc dessous. Des ballerines à talons compensés colorées, des boucles d’oreilles dépareillées, les cheveux relevés. Le soleil bien haut dans le ciel, un livre d’Henning Mankell pour se laisser aller la tête, Chéri qui prend son heure de dîner pour venir à l’école et vient à l’extérieur avec Mlle V. et moi, un ami musicien qui joue de la guitare à côté de nous.
J’ai hâte à l’été.

Live Laugh… Love

Aujourd’hui, dernière journée de tournage. Tout a bien été et dès mon retour au 49, Chéri m’a alpaguée sur Facebook pour me demander si je faisais quelque chose aujourd’hui. Non, on va faire un pique-nique ?, il fait beau, oui ça va être bien, je passe te prendre, à tantôt, bisous. On va où ?, à Wakeham, non, à Corte-Real, en arrière, aux falls, il va y avoir moins de vent.

Je tiens à annoncer que nous sommes restés pris deux heures dans le bois, dans un banc de neige, en Yaris, au fin fond de Corte-Real, dans une zone sans service satellite pour le cellulaire. Personne qui savait que nous étions là. Et, surtout, j’étais avec le seul Gaspésien n’ayant ni pelle, ni traction-aids dans sa voiture.
Call us pathetic.
Mais j’ai rit sans cesse. Nous avons pique-niqué sur le coffre de la voiture, sous le soleil, les pieds mouillés par la neige fondante et les pantalons couverts de boue à force de pousser sur la voiture. Nous avons profité de l’air frais, fait une activité physique, en plus d’une activité de couple (bien sûr que déprendre la voiture de Chéri de la neige est une activité de couple). Nous sommes rentrés fatigués, la voiture salie de boue jusqu’au toit, aidés par un gentil couple avec une camionnette, mais le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

J’ai adoré mon après-midi.